UNIVERSITE DE YAOUNDE II
Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication
Filière : JOURNALISME
Niveau : IIème Année
Année Académique : 2007 – 2008
Cours de : Olivier NANA NZEPA
Etudiant :
BELING NKOUMBA Dominique
Mle 06S132
OBJECTIF DU COURS
o Nous relier directement avec ce qu’on a appris avec les NTIC ;
o Comment utiliser nos connaissances sur le terrain ;
o Nous parlerons des acteurs que nous sommes et métiers du multimédia…
INTRODUCTION
Les préoccupations qui vont être les nôtres sont la traduction des évolutions récentes
dans les métiers de la communication . Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont entraîné ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui la révolution numérique, qui entraîne non seulement une transformation continuelle des métiers mais qui surtout du fait des tendances technologiques fait des acteurs et des professionnels de la communication et du multimédia des agents ou catalyseurs de cette évolution.
L’interactivité est une conséquence de la révolution numérique qui est au cœur de nombreux métiers de la communication.
Surfer, tchater, etc. sur Internet, jouer à plusieurs sur une console de jeux, consulter un CDROM multimédia, choisir un point de vue dans une course de formule I à la TV ; visiter un espace architectural virtuel, les utilisateurs des nouveaux medias sont de plus en plus actifs.
La présence presque systématique de l’interactivité, implique donc d’ajuster les différentes compétences de ce métier. Il est fréquent de voir des journalistes passer d’un journal presse écrite à l’information sur une chaîne de TV ; un infographiste travailler simultanément sur une affiche d’un film et le site web du même film , un animateur 3D dessiner pour l’industrie un jour et un jeu interactif le lendemain.
Le multimédia se situe donc à l’intérieur des secteurs économiques séparés qui sont : l’informatique, les télécommunications et les industries culturelles.
Définir technologiquement un produit au multimédia résulte de la combinaison, de plus leurs supports de communication (textes, voix, sons, images, photographies, etc.).
En amont, la production multimédia se base sur la numérisation des éléments (textes, sons, images) qui seront assemblés pour le constituer.
En aval, la production multimédia a vocation à être diffusé soit sur un support autonome (off line : Ex : CDROM, DVD) soit sur un réseau (On-line, Ex : d’Internet, intranet).
La réunion de ces diverses composantes semble ouvrir d’immenses potentialités d’innovations dans l’évolution lesquels nombre d’acteurs se sont engagés.
Comme dans tout secteur jeune, ces acteurs sont très hétérogènes tout en ce qui concerne leur activité que leurs tailles et organisation. Ils apparaissent, fusionnent, se scindent au gré des réussites et de recherches de stratégies mises en place.
Apres avoir suscité des exploits les plus fous, le multimédia subit de profonde mutation qui a conduit à des changements dans l’organisation des entreprises et à une redéfinition des métiers. Les impératifs de gestion et de développement ont étoffé les organigrammes au niveau des fonctions de direction générale et de marketing.
De même, sur le plan technique, la complexité croissante des technologies employées, exige le recours à des spécialistes.
Ce cours vise à exposer à l’étudiant une vingtaine de métiers afin de préparer celui-ci à faire face et à se retrouver dans ce secteur en mutation constante et souvent mal connu.
I. LES ACTEURS DES MULTIMEDIA
On distingue généralement :
Les multimédia off line
Les multimédia on-line
Le « Off-line » désigne les produits multimédia destinés à une diffusion sur un support autonome. Ces supports autonomes sont : CDROM, DVD et tous les autres types de CD ; mais aussi les différentes consoles de jeu.
Les supports multimédia off line ne cessent d’évoluer dans une course sans fin à la plus grande capacité de stockage et à la meilleure qualité d’enregistrement. Chaque support tente de s’installer le plus rapidement sur le marché. Aussi, en 4 ans, 30 millions de lecteurs DVD ont été vendus dans le monde alors qu’il a fallu le double des années (7 années) pour vendre la même quantité de lecteurs CD.
Le multimédia off line constitue un marché assez concentré et cloisonné. Conséquence, le mode de recrutement dans les métiers liés à ce marché, se rapproche de celui mis en place dans le secteur de l’audiovisuel et dans celui de l’édition, c’est-à-dire, des petits marchés concentrés avec peu d’offres et une très forte demande ailleurs.
Le multimédia « On-line » constitue un marché beaucoup plus ouvert et plus mouvementé que le multimédia off line. Le volume d’offre d’empois et de demande d’emploi est ici à la fois beaucoup plus important et fluctuant.
II. LES PRESTATAIRES « OFF-LINE » ET « ON-LINE »
Les entreprises camerounaises font de plus en plus recours à Internet. En outre, l’utilisation de la messagerie électronique et la recherche d’informations, Internet est aussi utilisé comme moyen de présenter son offre sur le marché où elle n’a pas de présence physique. Et de plus en plus d’entreprises créent des sites web pour cette utilisation spécifique. Par ailleurs, les applications multimédia On-line à usage interne (intranet), applications de télé travail sont en plein essor. De même, les entreprises utilisent les produits multimédia off line en particulier les CDROM comme support de communication interne ou externe ou comme outil de travail. Le problème est que peu d’entreprises possèdent en interne les moyens de développer leurs applications multimédia. Elles font donc appel à des prestataires dont certains sont spécialisés dans un type de prestation et d’autres offrent la totalité de prestation.
III. Les structures , dans lesquelles on peut offrir nos services
Le web Agency :
Entreprises spécialisées dans la création et le développement des sites web. Elles peuvent également créer des CDROM pour les entreprises qui souhaitent utiliser ce moyen de communication.
1) Les SSII sont des sociétés de services et d’ingénierie informatique.
On peut distinguer deux types :
D’une part, les SSII , entièrement spécialisées dans le développement de produits multimédia, en particulier des sites Web.
D’autre part, des Agences de communication interactives qui ont plutôt une activité de conception de l’ergonomie et de la charte graphique d’un site web.
On distingue deux groupes de SSII.
Les 1ères sont les SSII nouvelles, actuelles ou modernes qui ont intégré des activités techniques de création ou d’hébergements des sites web.
Les SSII classiques qui sont des prestataires des solutions informatiques.
2) Les Sociétés de Conseil :
Certaines sociétés de conseil en relation clients ou en stratégie Internet, développent ou conçoivent des applications web ou créent des web Call Center.
3) Les Régies publicitaires :
Elles peuvent offrir des solutions multimédia comme la vente d’un espace publicitaire on-line ou des CDROM de promotion.
4) Les Editeurs de logiciels :
Ils éditent notamment des logiciels liés à l’Internet et des progiciels permettant de faire des sondages par internet.
5) Les Référentiels :
Ils sont chargés par leurs clients de référencer des sites sur les moteurs de recherche et les annuaires de web.
6) Les Agences productrices de contenus :
Elles produisent des contenus sur mesure pour des services en lignes (Internet ou Intranet). Elles peuvent aussi intervenir en amont pour donner entre autres des conseils sur la charte éditoriale et la mise en valeur des contenus.
IV. LES STUDIOS D’EDITION ELECTRONIQUE
De tels studios développent des produits multimédia Off-line à vocation culturelle, éducative ou ludique. Ils sont généralement spécialisés dans l’un de ces domaines et peuvent être des filiales d’éditeur papier ou être intégrés aux constructeurs de console de jeu ou encore être indépendants. Le support de diffusion privilégié pour ce produit est le cdrom, exception faite des jeux. En effet pour rentabiliser les coûts fixes du développement des nouveaux jeux, les éditeurs mettent souvent en œuvre une stratégie de développement simultanéité pour toutes les plates formes. Le coût de portage d’une plate forme à une autre qui est limité par rapport à l’investissement initial en particulier si celui-ci inclus un droit de licence auprès d’un Walt Disney par exemple ou encore des fédérations sportives lorsque le jeu est basé sur une compétition sportive.
V. LES DOT COMS
Ce sont des Entreprises dont le service est uniquement ou principalement accessible via interne. Exemple : le nom de domaine du Cameroun .cm
1. Les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet)
Ce sont des sociétés qui disposent des serveurs connectés à l’Internet et permettent à leur utilisateur d’accéder à ce dernier, on parle aussi de Provider ou d’ISP (Internet Service Provider) ou encore IAP (Internet Access Provider).
Exemple du Cameroun : ICCNET, Cyberix, Camtel, Mtn Network, Orange…
SKYPE : C’est un logiciel permettant de communiquer par téléphone à partir de l’Internet. Actuellement Skype sort une autre machine, un terminal indépendant de communication, comme plusieurs services Internet propose la communication internationale à 25 ou 50 F
2. Les moteurs de recherche et annuaires
Ils permettent d’effectuer des recherches dans les immenses ressources d’Internet. On distingue pour le moment trois types de moteurs de recherches :
Ceux dont l’indexation est effectuée par des humains, c’est le cas de Yahoo
Ceux dont l’indexation est effectuée par des robots ou encore appelés « Spiders », c’est le cas de Altavista
Il y a enfin les métamoteurs qui permettent l’utilisation des capacités des offres d’une façon unifiée, c’est le cas de Google.
3. Les portails
Ce sont des sites web destinés accueillir des internautes au début leur serf. Ils offrent souvent des services gratuits tels que les annuaires, des informations, des galeries commerciales, des bulletins météos. Cependant, la remise en cause de la viabilité du moteur publicitaire incite ces acteurs à mener une brève réflexion sur le développement des services payants, référencements express, création des sites lés à mains et des cartes de vœux vocales.
4. Pure Players
Ce sont des entreprises dont l’activité est entièrement liée à l’Internet. Elles ont généralement une activité de vente par correspondance exclusivement sur internet.
La vente en ligne est un secteur en pleine croissance aujourd’hui.
TRAVAUX PRATIQUES PERSONNELS
Identifier une entreprise Dot Coms dans l’environnement.
TAF : Décrivez :
Ses activités
La composition de ses ressources humaines
Dites quel rôle vous vous pouvez jouer au sein de cette organisation
Délai de remis du travail : 28 décembre 2007
Envoyer à l’adresse E-mail suivante : nzeps@hotmail.l.com (Dr NANA NZEPA)
5. CLICK MORTOR
Ce sont des entreprises d’un secteur traditionnel (presse, radio, télévision) qui décident d’avoir des activités multimédia. Ces entreprises peuvent créer et développer leur propre site Internet, soit en interne ou en le faisant faire par un prestataire externe mais l’alimenter continuellement par des informations internes.
Les sites de ces entreprises sont des différentes natures :
a) Les sites media
Les media et les éditeurs des contenus ont développé des sites interactifs dans une démarche proactive par crainte que les nouveaux media ne cannibalisent leurs supports d’expression d’origine. Les principaux media ont développé à des rythmes divers et avec des moyens inégaux une activité supplémentaire sur Internet.
L’attractivité (prestiges) des marques établies et la légitimité qu’elles ont acquise aux yeux des fidèles habitués aux media d’origine ont permis aux sites édités par les media comme « Le monde » ou « TF1 » de figurer parmi les sites les plus visités par les internautes français.
b) Les sites à vocation commerciale
Certaines entreprises en particulier les acteurs de la distribution développent des sites à vocation commerciale. Ces sites sont créés dans l’objectif de vendre de produits, soit par le biais de la vente par correspondance, achat en ligne, soit par la création d’un contact commercial et dans ce cas, le site sert à donner un descriptif des produits et l’adresse des points de vente. Au palmarès de produits les plus vendus en volume sur Internet, viennent en tête les produits culturels. La 2e catégorie les plus en vue des produits concerne l’informatique et en 3e classe, on trouve les opérateurs de voyage (transporteurs, tours opérateurs…).
c) Les sites proposant des services
Ce sont des sites qui sont spécialisés dans les petites annonces, les offres d’emplois, le check et les forums de discussion.
d) Les sites de communication
Ils ont pour unique vocation de rendre l’entreprise ou l’institution visible sur le web. On en distingue essentiellement deux types :
- Les sites institutionnels (Ex : site de la Présidence de la République)
- Les sites événementiels (Ex : Yaoundé en Fête « YA-FE »)
A la différence des sites institutionnels qui s’inscrivent dans la durée, les sites sont essentiellement éphémère et communiquent essentiellement sur un nouveau produit, service ou évènement.
I. RATIONALISATION DES ORGANISATIONS
La crise du multimédia a provoqué l’échec du mode de financement essentiellement basé sur la publicité et a conduit les acteurs à développer des services payants et elle a aussi sonné le glas du modèle d’organisation dit extensif avait été adopté par la plupart des start-up.
TRAVAUX PRATIQUES
SUJET N° 1 (Individuel)
Comparer trois sites de media camerounais avec trois sites de media africains, deux sites de media européen et deux sites de media Nord américains.
TAF : Dites, quelles sont les différences, quels sont leurs taux respectifs de fréquentations et par rapport aux media camerounais ? Pour ces sites camerounais, qu’est–ce que cela leur rapporte d’avoir un site en ligne ? Quels sont les avantages des sites en ligne pour les media camerounais ?)
Délai de remis du travail : 08 février 2008 (au plus tard)
Envoyer à l’adresse E-mail suivante : nzeps@hotmail.l.com (Dr NANA NZEPA)
SUJET N° 2 (Individuel & Collectif)
Reproduire chacun mais en groupe, un blog personnel. En groupe, partager les difficultés avec les autres membres du groupe ainsi créé.
Délai de remis du travail : fin mars 2008 (au plus tard)
I. RATIONALISATION DES ORGANISATIONS (suite)
Cette crise est à l’origine d’une épuration du monde du multimédia ainsi d’une normalisation des organisations.
Le schéma intensif en click and mortor prenant le pas sur celui plus risqué du modèle intensif.
Selon le modèle intensif, la start-up indépendante des grandes entreprises, choisit dès le départ de grandir prudemment au rythme de développement de ses effectifs. La Start up made peut imposer sa marque et limite alors, ses risques et les levées de fonds.
Selon le modèle en étoile ou en réseau, l’entreprise garde un noyau réduit et se considérer comme une structure de coordination faisant appel à des prestataires pour la réalisation. Ce modèle en vigueur dans le secteur de l’édition et de la presse a été choisi par les éditeurs de jeux vidéo et certains Web Agency. Dans ce cadre, une externalisation de la main d’œuvre est réalisée.
Le modèle Click and Motor adossé à sa maison, l’activité multimédia bénéficie des services communs notamment administratifs et financiers, et de synergies quant au mode de développement, marketing et commercial. Plusieurs variantes organisationnelles sont issues de ce modèle :
1. La 1ère variante d’organisation sous forme d’un incubateur.
Dans ce cadre, les synergies sont essentiellement financières et les activités multimédia participent à la stratégie de diversification des groupes.
2. Organisation sous forme de filiales
L’entreprise mère créé un ensemble des petites structures qui lui sont rattachées de manière relativement lâche.
3. Organisation sous forme de profits
Dans cette organisation, l’activité multimédia a vocation à réaliser le chiffre d’affaire et des bénéfices, mais ne bénéficie pas de l’autonomie d’une filiale.
4. Organisation sous forme de département
Dans cette hypothèse, l’activité multimédia est un sous produit d’une activité globale et autonome.
La crise du secteur multimédia a conduit à sa réorganisation et dans le même temps de nombreux postes de Top Management (que ce soit dans les activités Internet ou multimédia) sont apparus en raison des enjeux financiers liés aux pertes importantes enregistrées par la plupart des entreprises. Par ailleurs, la fonction marketing, responsable marketing interactif, chef de produit est devenu aussi crucial que dans d’autres activités de service dans le souci de conquérir et de fidéliser les clients qui sont les internautes.
II. LA SPECIALISATION DES METIERS DE MULTIMEDIA
Entre 1995 – 2000, les recruteurs se trouvaient confrontés à des pénuries de recrutements des mains d’œuvres dans le multimédia ; de plus, il n’existerait pas une formation dédiée entièrement aux multimédias. Deux stratégies complémentaires furent alors utilisées :
La 1ère consistant à recruter des autodidactiques touchent à tout ;
La 2nde, à recruter des collaborateurs issus d’autres domaines d’activités en espérant que les savoir-faire acquis dans le métier d’origine seront adaptables au contexte du multimédia.
Ces stratégies rendaient le métier du multimédia peu spécialisé, l’emploi type du secteur étant le Webmaster polyvalent pour réaliser la totalité du projet multimédia.
Au fur et à mesure que le secteur du multimédia s’est développé, les métiers se sont diversifiés et se sont spécialisés, et on a notamment assisté à l’éclatement du métier de Webmaster en plusieurs métiers spécialisés (Chef de projet, rédacteur en chef On-line, développeur d’application, etc.) du fait de l’accroissement des effets des entreprises du multimédia et de l’arrivée sur le marché des premiers diplômés en multimédia.
Ensuite, un repli intersectoriel et inter-fonctionnel s’est opéré comme conséquence, le flux d’entrées (en raison des difficultés rencontrées par les entreprises).
La pénurie de postes et grand nombre des candidats ont incité les entreprises à recruter de plus en plus des spécialistes qui usaient un nombre croissant d’entreprises à engager à une réflexion de fonds sur les compétences clés de leur activité et sur le positionnement des métiers du multimédia .
Cette réflexion a abouti par exemple à la construction de plans de formations techniques dédiées au langage de programmation (HTML, Java, Ctt, Php, etc.) et d’autres sont des protocoles (langage binaire de communication) par exemple le http.
III. LA PROFESSIONNALISATION DE PROFIL
L’évolution des qualifications requises pour accéder au secteur du multimédia est en relation directe à la jeunesse du secteur et la maturité relative des recruteurs chargés de constituer des équipes.
Historiquement, l’absence de formations diplômantes dédiées au multimédia a conduit les entreprises à se tourner vers une population des pionniers. Aujourd’hui, trois filiales prennent une population locale vers le multimédia (métiers de multimédia) :
La 1ère filiale, c’est celle des autodidactes passionnés, cantonnés essentiellement dans certains métiers. Cette filiale est de moins en moins privilégiée.
La 2e filiale, celle de professionnels qui suit d’autres secteurs essaimés.
La 3e filiale, celle des diplômés du multimédia qui font une entrée progressive et qui coïncident parallèlement avec la professionnalisation progressive de mode de recrutement par les entreprises.
Avec la détérioration du marché de l’emploi, on assiste à un retournement de tendances qui fait du niveau de formation de plus en plus un pré-requis à l’embauche. La familiarité avec le multimédia est devenue un critère essentiel de recrutement et les migrations de l’économie traditionnelle vers le secteur Internet s’opère parmi les hauts cadres. Cela entraine un changement des pratiques de recrutements ainsi que le développement des nouvelles filières d’embauche liées aux grandes écoles.
De plus, les jeunes diplômés disposent d’une formation initiale dédiée aux multimédia font leur apparition sur le marché, ce qui contribue à professionnaliser les profiles. Ceci est la résultante de la structuration de l’appareil de formation initiale afin de pallier la pénurie qui affectait certains secteurs. Les écoles d’ingénieries, de commerce et les grandes universités adaptent leurs enseignements et mettent sur pied des cursus de formations complémentaires dédiées au multimédia. De façon générale, les écoles spécialisées dans le domaine informatique de télécommunication, de communication et dans les arts graphiques ou décoratifs constituent les creusets indiqués pour cette mutation. De fait, les diplômés du multimédia, s’ils sont peu nombreux, sont des candidats d’un nouveau type qui contribuent à professionnaliser les profils demandés par le recruteur.
IV. LES CONDITIONS DE TRAVAIL DANS LE SECTEUR DES MULTIMEDIAS
Un cadre du multimédia peut être défini par sa culture et ses compétences. Mais, d’autres signes extérieurs dans la folie Internet peuvent aussi être observés. Dans l’esprit des media et du grand public, le multimédia se caractérise par :
• Des formes de rémunérations hétérodoxes, la partie variable des formes de rémunérations différées étant particulièrement développées ;
• Des horaires extensifs, le travail le soir et le week-end étant particulièrement développé ;
• Le culte de l’informel dans les relations hiérarchiques et plus généralement dans les relations de travail.
Ces caractéristiques peuvent être décrites comme la réalité dans un grand nombre d’entreprises. Toutefois, une analyse plus fine laisse apparaître des évolutions et des remises en cause.
RENUMERATION : On assiste dans ce secteur à une remise à niveau.
Traditionnellement, il était unanimement admis qu’on gagne mieux sa vie dans le secteur multimédia qu’ailleurs. Mais depuis quelque temps, on assiste à une remise à niveau, malgré de nombreuses innovations introduites par les employés du secteur en matière de rémunération. Dans le secteur du MultiMedia, le salaire fixe se situe généralement dans la fourchette basse du marché par pourcentage à d’autres secteurs d’activités à niveau de responsabilité et de diplômés équivalents. Par ailleurs, les parties variables représentent une part significative des rémunérations et sont proposés à l’ensemble des collaborateurs.
Les Stock option proposés à certains cadres ont représenté un emblème du secteur et un élément d’attraction incontestable, ainsi qu’un instrument de fidélisation des collaborateurs de l’entretien. Elles ont permis à certains cadres de s’enrichir très très vite. Cependant, beaucoup de cadres qui ont accepté pour rejoindre une Start up ont des avantages salariaux dans l’espoir d’une rémunération importante, différée ont eu le réveil douloureux, beaucoup de Start up n’ayant pas survécu ou n’ayant pas percé.
Au total, les rémunérations dans le secteur sont difficilement à estimer en raison de l’importance de la partie variable et de renégociation permanentes entre le personnel et les employeurs, notamment pendant les phases de pénurie de personnel qualifié ; la surenchère salariale a été particulièrement forte pour les fonctions des techniques, dupeurs, chefs de projets techniques, directeurs techniques. Dans ces secteurs, certains excès ont pu être observés lorsque les cadres juniors se sont vus projetés à des niveaux de responsabilités importantes. Tenant compte du marché, de l’évolution de leurs besoins, de l’effondrement des actions des entreprises du multimédia, les recruteurs ont été amenés à réfléchir à leurs pratiques en matière de rémunérations. Les difficultés sur le front du marché de l’emploi ont brisé le mouvement de surenchère salariale y compris pour les fonctions techniques.
En résumé, les niveaux de rémunérations se normalisent, se nivèlent et convergent pour tout métier vers le marché traditionnel.
UNIVERSITE DE YAOUNDE II
Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication
Filière : JOURNALISME
Niveau : IIème Année
Année Académique : 2007 – 2008
Cours de : Daniel anicet NOAH
Etudiant :
BELING NKOUMBA Dominique
Mle 06S132
LA NOTION DES MEDIAS
Le média est un terme polysémique, c’est-à-dire qui signifie plusieurs choses à la fois. Par moyen, nous entendons « Outil » (outil technique). C’est pourquoi, l’on parlera de la Radio comme moyen de transmission de l’information différent des autres moyens tels que la TV, la presse écrite, etc.
Quand on est dans les medias, on est dans la problématique de l’outil. Pour le journaliste, les moyens influencent ce que l’on appelle « Ecriture ».
La 2e signification du media comme un moyen, c’est le moyen comme position (situation intermédiaire .
Théoriquement, dans la communication, il y a donc une situation idéologique ou philosophique du métier d’intermédiaire .
La situation du journaliste est donc finalement une situation éditorialiste. Et le mot éditorial se situe par rapport à l’éditeur et deuxièmement par rapport au montage ;
Mais aussi le place en situation performancielle. Le performanciel, c’est la maîtrise professionnelle d’intermédiaire , ici le journaliste s’impose par ses qualités professionnelles.
Une situation médiatique (traitement médiatique). Et la situation non médiatique, c’est lors que le rendement (traitement) du journaliste est faible.
Le travail du journaliste consiste à la collecte, le traitement, la présentation d’où la performance du journaliste (star system) .
Dans les medias, on est une personne construite. On est quelque chose qui est fabriquée par la technique et la situation.
Thème de l’exposé : La loi de proximité : La loi du mort kilométrique.
OBJECTIFS :
Les objectifs de la collecte de l’information, l’on peut se demander pourquoi collecter les informations ? Quelle est la motivation, l’intérêt ?
Par motivation, on entend le besoin que quelqu’un éprouve pour agir . On ne fait pas toujours quelque chose par intérêt.
Le 1er intérêt de la motivation, c’est l’actualité. Une personne collecte une information parce que cette information fait partie de l’actualité.
Qu’est-ce que l’actualité ?
Elle est l’ensemble des informations qui émergent parmi d’autres.
2e intérêt est celui qui relève de l’évènement.
Qu’est-ce qu’un évènement ?
C’est la consécration de la rupture dans la société , c’est-à-dire que la société / Coutume / tradition / Politesse.
Pourquoi collecter l’information ?
Une information peut avoir une motivation utilitaire ou fonctionnelle .
LES DANGERS DE LA COLLECTE DE L’INFORMATION
Le 1er danger, c’est la manipulation du journaliste . La manipulation sous de la forme de la désinformation ou de la partialité de la part de l’informateur.
Toujours se demander en tant que journaliste face à une source, pourquoi la personne nous communique-t-elle une information ? Peut être elle a un intérêt, ou fait partie du conflit.
o Il peut y avoir l’instrumentalisation de l’information .
Les autres dangers, nous avons l’information institutionnelle qui est normale mais dangereuse parce que ne permettant pas aux journalistes de travailler librement.
o Les informations institutionnelles doivent permettre de recouper les informations. Le bon journaliste doit aller vers ce qui relève de la rupture (les concernés).
o Le publi-reportage / message : Par exemple, l’institution paie les journalistes pour un point de presse où tout est préparé d’avance (question – réponse).
LES LOIS DANS LA COLLECTE DE L’INFORMATION
a) La loi de la proximité : la loi du mort kilométrique qui est l’un des aspects mettant l’accent sur le physique. Il y a la proximité affective (distance affective).
Exemple : Une indienne qui étrangle son bébé, cette information a un impact affectif sur les camerounais malgré la distance.
b) La loi de la complétude (les six questions de base)
NB : Par subornation de l’information, on entend le journaliste dans la situation où l’homme public (le politique) régulièrement verse de l’argent aux journaux pour acheter l’information le concernant évitant qu’elle paraisse dans les journaux.
Par éreintement, c’est la méthode de faire sucer du sang à quelqu’un en l’amenant à dépenser pour l’appauvrir. C’est le cas des journalistes qui sont conduit devant les tribunaux par le politique dans le but de les fragiliser et les amener à dépendre d’eux financièrement.
TRAVAUX PRATIQUES A REMETTRE LE LUNDI 10/12/07
SERIE DE REPORTAGES « SOLEILS DE DECEMBRE »
Reportage Magazine de 3mn
1. Affiche à l’ESSTIC
2. Les usines de beignets le matin
3. Les fous (Missi – Tchapga – Rév Ngabana)
4. Le marché des voleurs
5. Le destin des poulets (le marché des poulets)
6. Le Ya – fé (Yaoundé en Fête)
7. Yaoundé vert : les sapins
8. Les coiffeurs et coiffeuses en décembre
9. L’entrée au campus de Ngoa ékellé
10. Les chasseurs des sauterelles
NB : Il faut paginer et mettre la date sur un papier
Travail à faire pour les TP
Ecouter RFI le matin (RFI compte 800 journalistes dans le monde)
Voir la construction d’un reportage (6h & 7h)
1. Décrire en une page la démarche pour collecter l’information (déterminer les missions de reportage)
Localiser le lieu de reportage (un point de vue)
Il faut avoir une raison pour un reportage (rupture ou motif)
NB : Pas de reportage s’il n’y a pas un évènement ou une rupture
Point de vue, c’est l’attaque ou idée maîtresse
Toujours lire la première ligne ou paragraphe (début et chute, d’où l’importance de bien faire cela)
Ex : le reportage sur le klaxon dans la ville de Yaoundé ;
Par klaxon, nous entendons un bruit émis par un chauffeur ou encore un signal qui est un langage. C’est encore un signe qui dirige un regard vers quelque chose précise.
Par exemple, le bruit peut devenir une nuisance.
Distinction entre ceux qui émettent les signaux et d’autres qui n’émettent pas.
Brain storming : Partage à la rédaction sur un sujet ou une réflexion profonde sur tous les aspects d’un sujet donné.
Repérer les acteurs (icônes) : Apres un klaxon, une personne cardiaque meurt par arrêt cardiaque à l’écoute du signal du klaxon. Cette situation peut nous conduire à rechercher les témoins de cet accident pour collecter l’information.
2. Un document dans lequel, il a évalué ce que cela lui a coûté pour le reportage.
Piges : Investir pour avoir une information
Un Poste de coût (Lignes budgétaires)
Consommables Transport Piges
Collecte :
Ex : 2 K7, 2 CD, etc.
Taxi ou carburant Personnes à payer pour avoir des informations
Documents à acheter Accommodations (Achat d’un jus à l’informateur…
Saisie et impression Droits (anonymat des noms quand le témoin serait exposé aux dangers
Etc.
LE CONDUCTEUR
L’un des exigences du conducteur :
La 1ère exigence, c’est sa lisibilité. Un conducteur doit être très lisible.
La 2e exigence, c’est l’étalonnage. Le conducteur doit être conforme à l’étalonnage.
Comment se présente un conducteur ?
Un conducteur se présente avec deux zones :
1. Une zone horizontale encore appelée zone des indications administratives.
2. Il y a une zone des indications techniques et elle est verticale. Cette zone verticale se subdivise en 8 (huit) colonnes au moins :
La 1ère colonne est celle de filage ou de numéros d’ordre. Filage = différentes activités par ordre.
La 2e colonne est pour la source ;
La 3e colonne, c’est le support ;
La 4e colonne, c’est le contenu du support ;
La 5e colonne, c’est le début et la fin de l’élément (In et Out) ;
La 6e colonne, c’est la durée de l’élément ;
La 7e est pour le cumul des temps des différents éléments ;
Et la 8e colonne est pour les observations générales.
Par générique, il s’agit d’une situation de prise de parole
Par jungle, c’est un signe qui relève de la virgule que l’émission va continuer.
La communication s’apprend en anglais malheureusement car la langue française est pauvre dans ses termes pour designer un élément. Les francophones sont expressionnistes alors que les anglophones sont fonctionnalistes.
La ponctuation joue un rôle important dans une phrase, car cela change le sens d’une phrase.
Par exemple :
Je te dis en vérité, ce soir tu seras avec moi au Paradis
Je te le dis en vérité ce soir, tu seras avec moi au Paradis
N° SOURCE SUPPORT CONTENU IN-OUT DUREE TEMPS CUMULE OBSERVATION
01 Cabine
02
03
04
05
06
07
08
09
10
LA COLLECTE PAR ENTRETIEN
- Repérage
- Témoignage
NB : On entend et voit, mais aussi s’entretenir
La collecte par entretien entre dans la problématique dans le rapport entre le journaliste et la source de l’information.
Dans certains cas, la source de l’information est en même temps un acteur.
L’entretien fait partie de la négociation et l’interview est une conséquence de l’entretien.
TRAVAUX PRATIQUES
Préparer un entretien (2 ou 3 questions premières) un briefing.
I. Interview :
1) BAGARRE AVEC LES BANDITS
Monsieur Zanga est un chauffeur à l’Hôtel de ville de Yaoundé, vendredi 14 décembre 2007, il participe à une inauguration d’une boite de nuit à Montée Kondengui « BIVOUAC », ses amis lui disent d’attendre, M. Zanga est pressé et il décide d’aller à pied pour son domicile.
Les bandits attaquent Zanga et lui exigent de l’argent (5 000 F). M. Zanga réplique aux trois bandits, il leur arrache le sac et confisque les 15 000 F que les bandits détenaient. Il va au Commissariat déposer les papiers de l’un des trois bandits.
2) LA RENTREE DU 2e TRIMESTRE : LES DEFIS
Une dame, Mme Azomo est une fille mère en première et a un fils de 6 ans.
Mme a échoué au probatoire deux fois, elle n’a pas pu payer ses frais d’examens du Probatoire dans son Etablissements à Bankomo dans les délais et maintenant elle vient de déposer ses dossiers au Lycée d’Anguissa.
NB : État d’esprit d’une élève à la rentrée du 2e trimestre.
3) Reportage :
Les marchés de chaussures dans la nuit en décembre.